« Obeṙon le Zélé » : différence entre les versions
>Grand Maître de l'Ordre (Page créée avec « Ancien Grand Maître Ingénieur, Oberon devient Hiérarchie de l'Ordre#Grand Émissaire de l'Ordre et Grand Maître d... ») |
m (Remplacement de texte : « [[Catégorie: » par « [[Catégorie: ») |
||
| (12 versions intermédiaires par 2 utilisateurs non affichées) | |||
| Ligne 1 : | Ligne 1 : | ||
Ancien [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Maître Ingénieur|Grand Maître Ingénieur]], | Ancien [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Maître Ingénieur|Grand Maître Ingénieur]], Obeṙon devient [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Émissaire de l'Ordre et Grand Maître de l'Ordre|Grand Maître de l'Ordre]] en 1107, et le restera jusqu'à sa mort en 1110. Il s'agira du dernier Grand Maître Ingénieur à devenir Grand Maître de l'Ordre. On lui doit la [[Langue Parfaite]], la fondation de [[Castel-sel]] et la standardisation des effectifs et des entités de l’État. | ||
Sa rigueur et son inventivité sont rapidement remarquées, et feront de lui le plus jeune [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Maître Ingénieur|Grand Maître Ingénieur]] de l'histoire de l'Ordre (35 ans !). Une fois Grand Maître, il s'attelle à son premier grand projet : le gotterien moderne, ou [[Langue Parfaite]]. La réforme est de taille, car elle fusionne l'alphabet et le système numérique. Désormais, seules subsistent cinq voyelles, correspondant aux unités, et douze consonnes, correspondant aux ''cinquaines'' (pour un total de 17 lettres/chiffres). Cette réforme élimine les anciens caractères, aussi bien les nombres que les lettres. De plus, nombre de sons sont éliminés, car jugés imparfaits, barbares ou redondants. Le "s" et le "h" en font par exemple les frais. Cette réforme, par son ampleur et l'appauvrissement phonétique qu'elle implique, ne fait pas l'unanimité parmi les membres de l'Ordre. Cependant, Obeṙon insiste pour qu'elle fusse enseignée partout, dés 5 ans, arguant qu'elle facilitera un apprentissage plus rapide de la langue et des nombres. Et de fait, quelques années après son enseignement dans les écoles, force est de constater que le taux d'alphabétisation a remarquablement progressé. Le [[Conseil Suprême]] décide alors, à 3 voix contre 2, de faire passer la réforme. Les efforts surhumains d'Obeṙon pour faciliter la transition permettent son adoption en une dizaine d'année, et son prestige s'en trouve encore grandit. | |||
Sitôt parvenu à ce poste, cet homme zélé et obsédé par la rigueur des nombres et du symbolisme décide de standardiser les effectifs de l’État. A l'époque, l'Ordre ne contrôle pas encore son territoire actuel et le nombre de provinces (neuf) lui parait impur. Il constate que l'Etat comporte cinq villes et quatre citadelles. Il préconise alors la construction de [[Castel-sel]] en accord avec le [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Maréchal|Grand Maréchal]] de l'époque qui considère également cette construction indispensable à protéger le nord de l'Etat. | En 1107, il succède à Gethin comme [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Émissaire de l'Ordre et Grand Maître de l'Ordre|Grand Maître de l'Ordre]]. Sitôt parvenu à ce poste, cet homme zélé et obsédé par la rigueur des nombres et du symbolisme décide de standardiser les effectifs de l’État. A l'époque, l'Ordre ne contrôle pas encore son territoire actuel et le nombre de provinces (neuf) lui parait impur. Il constate que l'Etat comporte cinq villes et quatre citadelles. Il préconise alors la construction de [[Castel-sel]] en accord avec le [[Hiérarchie de l'Ordre#Grand Maréchal|Grand Maréchal]] de l'époque qui considère également cette construction indispensable à protéger le nord de l'Etat. | ||
L’État comportera désormais dix provinces, ce qui satisfait temporairement | L’État comportera désormais dix provinces, ce qui satisfait temporairement Obeṙon. | ||
Il militera néanmoins pour la construction d'une nouvelle cité et d'une nouvelle citadelle afin d'atteindre douze provinces, nombre qui lui semble plus approprié que dix au grand dam du [[Conseil Suprême]]. Pour | Il militera néanmoins pour la construction d'une nouvelle cité et d'une nouvelle citadelle afin d'atteindre douze provinces, nombre qui lui semble plus approprié que dix au grand dam du [[Conseil Suprême]]. Pour Obeṙon, il s'agit de viser à s'élever vers l'Imperfectible. Il explique son raisonnement : "''le passage de la deuxième à la troisième dimension en formant un dodécaèdre, est l'archétype idéal de la croissance dynamique. Nous devons donc viser à fonder douze cités et citadelles !''". Malheureusement pour lui, il devra se contenter de dix provinces de son vivant. Son rêve sera achevé en 1194, avec la conquête de la douzième province. | ||
Dans la foulée, il réforme le calendrier. Interdisant le [[calendrier oltéquien]], qu'il juge impur, il impose le [[calendrier oberonien]] qui comporte 72 semaines de cinq jours et non 73. | |||
Il s'attaque ensuite au nombre de communes et de villages. A l'époque, les provinces se composent d'un nombre aléatoire de bourgs, catégorisés comme villages ou chefs-lieux en fonction de leur importance. | Il s'attaque ensuite au nombre de communes et de villages. A l'époque, les provinces se composent d'un nombre aléatoire de bourgs, catégorisés comme villages ou chefs-lieux en fonction de leur importance. | ||
Pour | Pour Obeṙon c'est inacceptable. Il ordonne que seuls douze chefs-lieux soient désignés par province, et que douze villages soient reconnus pour chaque chef-lieu. Il propose dans la foulée de raser les villages "surnuméraires" mais se heurte à la vive opposition du [[Conseil Suprême]] qui commence à envisager de l'évincer. | ||
Ce sont ensuite les effectifs des frères qui lui causent tracas. C'est sous son impulsion que les effectifs au sein des chapitres seront standardisés sous la forme qu'ils ont encore aujourd'hui. | Ce sont ensuite les effectifs des frères qui lui causent tracas. C'est sous son impulsion que les effectifs au sein des chapitres seront standardisés sous la forme qu'ils ont encore aujourd'hui. | ||
L'apothéose sera atteinte en 1110 alors qu'il ordonne que chaque chef-lieu doit héberger | L'apothéose sera atteinte en 1110 alors qu'il ordonne que chaque chef-lieu doit héberger 3600 individus, et chaque village 720. Il envisage que des permis de procréer soient par la suite attribués à chaque décès, afin de conserver ces nombres sacrés. Il ordonne donc des déplacements de population afin de parvenir à ses fins, s'appuyant sur l'armée de l'Ordre pour les nombreuses expulsions nécessaires. C'est rapidement le chaos : les habitants fuient dans le maquis, se révoltent ou retournent à leurs villages d'origine, provoquant la rage d'Obeṙon qui décrète qu'il commencera à faire "raboter" le surplus en éliminant les familles qui s'opposent à un avis d’expulsion dans les villages aux effectifs surnuméraires. Il mourra assassiné peu après, mais le commanditaire de cet assassinat reste inconnu. D'aucun affirment que c'est le [[Conseil Suprême]] qui en est à l'origine, mais il est aussi probable qu'il s'agisse d'un indigène excédé. | ||
[[Catégorie:Personnages décédés]] | |||
[[Catégorie:Personnages slaeciens]] | |||
[[Catégorie:Personnages de l'ordre de l'imperfectible]] | |||
[[Catégorie:Grands émissaires et grands maîtres de l'ordre de l'imperfectible]] | |||
[[Catégorie:Grands maîtres ingénieurs de l'ordre de l'imperfectible]] | |||
[[Catégorie:Penseurs]] | |||
Dernière version du 23 juillet 2025 à 20:57
Ancien Grand Maître Ingénieur, Obeṙon devient Grand Maître de l'Ordre en 1107, et le restera jusqu'à sa mort en 1110. Il s'agira du dernier Grand Maître Ingénieur à devenir Grand Maître de l'Ordre. On lui doit la Langue Parfaite, la fondation de Castel-sel et la standardisation des effectifs et des entités de l’État.
Sa rigueur et son inventivité sont rapidement remarquées, et feront de lui le plus jeune Grand Maître Ingénieur de l'histoire de l'Ordre (35 ans !). Une fois Grand Maître, il s'attelle à son premier grand projet : le gotterien moderne, ou Langue Parfaite. La réforme est de taille, car elle fusionne l'alphabet et le système numérique. Désormais, seules subsistent cinq voyelles, correspondant aux unités, et douze consonnes, correspondant aux cinquaines (pour un total de 17 lettres/chiffres). Cette réforme élimine les anciens caractères, aussi bien les nombres que les lettres. De plus, nombre de sons sont éliminés, car jugés imparfaits, barbares ou redondants. Le "s" et le "h" en font par exemple les frais. Cette réforme, par son ampleur et l'appauvrissement phonétique qu'elle implique, ne fait pas l'unanimité parmi les membres de l'Ordre. Cependant, Obeṙon insiste pour qu'elle fusse enseignée partout, dés 5 ans, arguant qu'elle facilitera un apprentissage plus rapide de la langue et des nombres. Et de fait, quelques années après son enseignement dans les écoles, force est de constater que le taux d'alphabétisation a remarquablement progressé. Le Conseil Suprême décide alors, à 3 voix contre 2, de faire passer la réforme. Les efforts surhumains d'Obeṙon pour faciliter la transition permettent son adoption en une dizaine d'année, et son prestige s'en trouve encore grandit.
En 1107, il succède à Gethin comme Grand Maître de l'Ordre. Sitôt parvenu à ce poste, cet homme zélé et obsédé par la rigueur des nombres et du symbolisme décide de standardiser les effectifs de l’État. A l'époque, l'Ordre ne contrôle pas encore son territoire actuel et le nombre de provinces (neuf) lui parait impur. Il constate que l'Etat comporte cinq villes et quatre citadelles. Il préconise alors la construction de Castel-sel en accord avec le Grand Maréchal de l'époque qui considère également cette construction indispensable à protéger le nord de l'Etat. L’État comportera désormais dix provinces, ce qui satisfait temporairement Obeṙon.
Il militera néanmoins pour la construction d'une nouvelle cité et d'une nouvelle citadelle afin d'atteindre douze provinces, nombre qui lui semble plus approprié que dix au grand dam du Conseil Suprême. Pour Obeṙon, il s'agit de viser à s'élever vers l'Imperfectible. Il explique son raisonnement : "le passage de la deuxième à la troisième dimension en formant un dodécaèdre, est l'archétype idéal de la croissance dynamique. Nous devons donc viser à fonder douze cités et citadelles !". Malheureusement pour lui, il devra se contenter de dix provinces de son vivant. Son rêve sera achevé en 1194, avec la conquête de la douzième province.
Dans la foulée, il réforme le calendrier. Interdisant le calendrier oltéquien, qu'il juge impur, il impose le calendrier oberonien qui comporte 72 semaines de cinq jours et non 73.
Il s'attaque ensuite au nombre de communes et de villages. A l'époque, les provinces se composent d'un nombre aléatoire de bourgs, catégorisés comme villages ou chefs-lieux en fonction de leur importance.
Pour Obeṙon c'est inacceptable. Il ordonne que seuls douze chefs-lieux soient désignés par province, et que douze villages soient reconnus pour chaque chef-lieu. Il propose dans la foulée de raser les villages "surnuméraires" mais se heurte à la vive opposition du Conseil Suprême qui commence à envisager de l'évincer.
Ce sont ensuite les effectifs des frères qui lui causent tracas. C'est sous son impulsion que les effectifs au sein des chapitres seront standardisés sous la forme qu'ils ont encore aujourd'hui.
L'apothéose sera atteinte en 1110 alors qu'il ordonne que chaque chef-lieu doit héberger 3600 individus, et chaque village 720. Il envisage que des permis de procréer soient par la suite attribués à chaque décès, afin de conserver ces nombres sacrés. Il ordonne donc des déplacements de population afin de parvenir à ses fins, s'appuyant sur l'armée de l'Ordre pour les nombreuses expulsions nécessaires. C'est rapidement le chaos : les habitants fuient dans le maquis, se révoltent ou retournent à leurs villages d'origine, provoquant la rage d'Obeṙon qui décrète qu'il commencera à faire "raboter" le surplus en éliminant les familles qui s'opposent à un avis d’expulsion dans les villages aux effectifs surnuméraires. Il mourra assassiné peu après, mais le commanditaire de cet assassinat reste inconnu. D'aucun affirment que c'est le Conseil Suprême qui en est à l'origine, mais il est aussi probable qu'il s'agisse d'un indigène excédé.