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Dernière version du 23 juillet 2025 à 19:23
| Marganei
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Résumé de la faction
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Le nom de la ville provient du migiganeo « Mara » qui signifie Cité, et « Ganei » qui signifie étoiles.
Les migiganei (enfants des étoiles) sont un peuple très particulier. Ils n'ont pas à proprement parler de système politique, ni même de gouvernement ou de castes. La plupart de leurs lois sont tacites, et presque rien n'est officialisé. Marganei fut la première communauté migigane. Depuis, de nombreuses autres colonies se sont établies dans les montagnes, souvent mal accueillies par leurs voisins. Chaque village est guidé par un « Turo » (guide). Celui-ci n'a pas d'autorité effective, mais ses conseils sont généralement suivis. Cela va de l'interprétation des rêves à un conseil du domaine affectif en passant par du jardinage et de la philosophie.
Il n'existe pas de scolarité en tant que tel, ni de métiers. En réalité, chacun fait sa part de travail pour la communauté en fonction de ses capacités. Par exemple, un homme fera plus souvent des travaux comme le labour ou le défrichage, alors qu'une femme se retrouvera dans les potagers, avec les troupeaux, etc. Les travaux sont effectués en alternance. Ainsi, un enfant travaillera par exemple au tissage le matin, se reposera l'après-midi, préparera à manger au soir et fera encore d'autres choses les jours suivants. Personne n'est supérieur à personne, les enfants ont autant à apprendre des adultes que l'inverse. D'ailleurs, chaque soir, les habitants d'un même quartier ou village se réunissent si ils le désirent pour enseigner des paraboles, raconter des légendes, donner des conseils ou philosopher. Ensuite, chacun dort dans la case de son choix, pourvu qu'elle ne soit pas remplie. Les villageois passent donc de villages en villages, y compris à Marganei, et chacun contribue au savoir commun. Comme rien n'est officiel, le mariage n'existe pas. Tous peuvent coucher avec l'être qu'ils désirent, qu'il soit du même sexe ou non, et peu importe son âge. On retrouve ainsi des cas de polygamie, des couples, etc qui peuvent être aussi bien durables que très brefs. La consanguinité n'est pas évoquée, mais les mouvements de populations constants ainsi que l'absence de liens familiaux permettent de l'éviter. Par ailleurs, un enfant qui naît fait partie de la communauté, mais n'est pas lié à ses parents. Il pourra apprendre et évoluer avec qui il le désire.
Cette civilisation est à la fois en marge du monde et très ouverte. N'importe qui peut intégrer ou quitter la communauté, quel que soit son origine. On retrouve ainsi des pirates reconvertis, des marchands blasés, des soldats déserteurs, etc qui désirent tenter leur chance. Le commerce est également très présent entre villages et avec l'extérieur. L'absence de monnaie oblige les échanges à s'effectuer par le biais du troc. Les produits les plus exportés sont l'encens, le lin, la soie, les colorants, le thé, les épices et les huiles. Néanmoins, l'artisanat migigan est très varié : poteries, cordonnerie, tisserie, peintures, etc.
Si ils disposent de nombreux navires de pêche, les migiganei n'ont pas de flotte de guerre et dépendent de Laen pour les protéger. L'armée, purement défensive, est très hétéroclite et non professionnelle. Chacun, c'est à dire aussi bien les adultes que les enfants, femmes comme hommes participent à plusieurs entraînements militaires de leur choix par semaine. En moyenne un homme s'entrainera six heures par semaine. Le travail du bronze leur est accessible, mais c'est de dure lutte que ces mines sont exploitables. Il faut noter l'absence de professionnalisme de leurs troupes qui bien que très polyvalentes (chaque soldat à sa spécialité) et légères ne font pas le poids lors de batailles rangées. Les migiganei sont potentiellement compétents dans les forêts de leur territoire car ils les connaissent bien, de même qu'une partie des monts Noldenis, mais restent profondément pacifistes. De même, ils vivent avant tout pour servir leur communauté, ont donc un esprit moins individualistes par rapport à d'autres peuples. La fuite leur semblerait donc aussi insensée que la guerre qu'ils sont malheureusement obligés de pratiquer pour permettre le maintien de leurs traditions.
Les mimiganei sont athées. Ils ne croient pas en la vie après la mort, ni en la réincarnation. Ils se fient en revanche aux étoiles pour prendre des décisions, parfois très importantes comme l'engagement d'une bataille ou l'endroit où s'établira la colonie ou le campement (une partie de la population est encore nomade). Le Turo de chaque village dispose de la carte des étoiles ancestrale complétée quotidiennement par les mimiganei et mise en commun lors de grands rassemblements. Chaque mimigano se voit attribuer une étoile à sa naissance, ainsi les anciens deviennent des points de repères pour les générations suivantes. Lorsque le ciel est dégagé, les habitants se retrouvent naturellement sur la zone la plus dégagée de leur lieu de bivouac pour observer les étoiles et méditer, parfois des heures durant. La culture de plantes hallucinogènes n'étant pas proscrite, certains les utilisent pour interpréter les étoiles lors de tels rassemblements. On estime à 150 000 habitants la population du territoire.