Tandabrar

De Nagdad
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Premier empereur de l'Empire de l'éternelle lumière, il est à l'origine de son unification. Il fait partie de ces dirigeants pour qui la raison d'état prévaut sur toutes les autres. Adoré des un, abhorré des autres, il marquera indéniablement l'histoire de son peuple.

Jeunesse et couronnement

Tandabrar naît à Olteq en l'an 44 avant le Grand Cataclysme. C'est le troisième fils du roi oltéquien Awalanin. Dés son plus jeune âge, il démontre ses extraordinaires capacités intellectuelles. En grandissant, sa grande taille et ses yeux clairs, inhabituels pour un noqimien, contribuent à amplifier son charisme. Excellent orateur et gestionnaire hors pair, il gagne rapidement l'estime de sa famille et de son peuple. Voyageant beaucoup, il se révèle adepte de géographie et d'histoire et passe des heures à contempler des cartes de Sheubane ou à discuter avec des voyageurs provenant de pays lointains. Il en concevra son grand projet : unifier Zuqima, Izurwan, Naqotar et Awanuqima. Cependant, au grand dam de sa famille, il ne semble pas éprouver un grand intérêt pour les femmes et rechigne à prendre épouse.

A la mort de son père en l'an 18 av. GC, un haut-conseiller nommé Eshqi profite de la faiblesse de son frère aîné pour saisir officieusement le pouvoir. Il doit composer avec Tandabrar, qui n'est pas dupe et tente de l'évincer. Grâce à son influence, Eshqi parvient à faire bannir Tandabrar sous prétexte que ce dernier est une menace pour la sécurité nationale de part sa soif de conquêtes ouvertement affichée. Se réfugiant chez le roi du royaume de Naqotar, Tandabrar s'y imprégnera de la culture sloqashie.

En 14 av. GC, Eshqi s'empare définitivement du pouvoir en faisant assassiner les deux frères de Tandabrar et en épousant une de ses sœurs. Ayant appris la nouvelle, Tandabrar parviendra à convaincre le roi de Naqotar de l'aider à se venger de l'usurpateur en échange d'une amitié éternelle entre leurs deux royaumes. Séduit par le jeune homme, le roi accepte. Tandabrar parviendra même à se voir confier le commandement d'un tiers de l'armée naqotarie et prouvera ses talents de stratège et de négociateur. Ville après ville, l'expatrié reconquiert son dû, usant tantôt de la force, tantôt de son esprit de persuasion. Au final, le peuple oltéquien lui livrera Eshqi. Tandabrar le gardera en vie jusqu'à la célébration de son couronnement en 13 av. GC. Il le sacrifiera publiquement et en personne.

Règne

Sitôt arrivé au pouvoir, Tandabrar réitère aux naqotaris sa promesse d'amitié et leur fait part de son projet d'unifier les quatre provinces en un empire. Seul bémol, le roi naqotari n'a pas vraiment l'intention de perdre son indépendance et de devoir suivre les ordres de ce jeune homme brillant mais ambitieux. Il n'a guère plus de succès auprès de ses compatriotes, las des guerres perpétuelles qu'ils ont du livrer. Le roi oltéquien affirma alors que les dieux eux-mêmes lui avaient envoyé la vision d’un empire unifiant tous ces peuples.


Tandabrar fait ce qu'il fait le mieux : une stratégie mêlant propagande et manière forte. Il envoie de nombreux émissaires vanter les mérites de la civilisation oltéquienne, l’intérêt de s’unir face aux menaces nagdelanes et euréennes et slaeciennes, la puissance de l’armée oltéquienne et le soutien évident des dieux à cette cause. Si certaines populations sont séduites par ce discours, ce n’est pas au goût des dirigeants des factions visées.

En l’an 9 av. GC, Tandabrar soutient secrètement un coup d’état populaire qui manque de renverser le royaume d’Ararwan pour l’intégrer au royaume oltéquien. Furieux, le roi d’Ararwan fait durement réprimer cette rébellion et accuse les oltéquiens. Profitant de cet incident diplomatique, Tandabrar lève son armée et fait la guerre en Ararwan, soutenu par des rebelles locaux ayant participé au putsch manqué. Il parvient à conquérir le sud du royaume adverse avant de négocier la paix.

En l’an 5 av. GC, une rébellion similaire se produit en Naqotar, et conduit à la mort du roi naqotari. Bien qu'il s'en défende, nombreux sont ceux qui pensent que Tandabrar est également derrière cette machination. Tandabrar réagit en envoyant des forces pour venger la mort de son ancien allié. Mais les naqotaris s'unissent rapidement derrière un nouveau roi et Tandabrar ne peut tirer profit de la guerre civile escomptée. Pire, le royaume d’Ararwan en profite pour déclarer à nouveau la guerre et le royaume oltéquien se retrouve en fâcheuse posture. Heureusement pour Tandabrar, ses ambassades parviennent à persuader le royaume de Dramëdo, rassemblant les derniers rëgasiens ayant réchappé aux naqotaris, de profiter de l’occasion pour reconquérir Awanuqima. Les naqotaris se retrouvent alors en guerre face aux slaeciens, nagdelans, dramëdiens et oltéquiens et doivent se retirer d’Izurwan. Le plan de Tandabrar est d’opérer une jonction entre les forces dramëdiennes et oltéquiennes au sud de Naqotar, de façon à isoler le sud de l’Alliance de Naqotar et la conquérir facilement.

En l'an 0, Pandréa toute entière est secouée par le Grand Cataclysme. Les conséquences sont monumentales et immédiates. Frappés de plein fouet par la catastrophe, les royaumes rëgasiens s’effondrent, ainsi que l’Empire urierinéen. Or, Tandabrar proclame depuis longtemps que son projet d’unifier Zuqima, Izurwan, Naqotar et Awanuqima lui est inspiré des dieux. De plus, selon la légende (probablement initiée par ses bons soins), il aurait annoncé peu avant le Grand Cataclysme que les dieux étaient courroucés du peu de foi de ses compatriotes désignés (en ce compris ces adversaires), et qu’ils allaient bientôt prouver leur puissance en châtiant les impies. Que ce fut-ce vrai ou non, on imagine aisément que le rapprochement entre les prédications de Tandabrar et l’éradication immédiate de son grand ennemi, l’empire de Nagdad fut fait par la plupart des habitants de l’empire et des environs. Quelques mois après le Grand Cataclysme, le royaume d’Ararwan se range sous la bannière d’Oltèques. En contre-partie, Tandabrar doit épouser Doqna, la fille du roi d'Ararwan. Il n'en aura jamais d'enfant et certains doutent même que le mariage eut été consommé. Sentant le vent tourner, l’alliance de Naqotar se range derrière Tandabrar peu après. L’Empire de l’éternelle lumière était né.

Le royaume de Mehaqimo et le royaume de Dramëdo refusent l’annexion, mais le premier accepte de se considérer comme état vassal, ce qui contente temporairement Tandrabrar. Celui-ci désire d’abord faire plier les dramëdiens, qui, étant majoritairement rëgasiens, sont moins enclins à se joindre à son projet d’un empire unifié. Il aura le temps d’asseoir la structure de l’empire avant de trouver mort en l’an 24, lors d’une bataille contre le royaume de Dramëdo. Il ne laisse derrière lui aucun héritier ni successeur désigné, ce qui plonge le jeune empire dans le chaos.