Mer des lamentations

De Nagdad
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La mer des lamentations s'étend entre l'Empire de l'éternelle lumière et les monts Noldenis. Cette vaste étendue d'eau n'est que très récente, à peine plus d'un siècle.

En l'an 0, un météore viens frapper les plaines de l'empire de Nagdad en sont cœur. C'est le grand cataclysme. De l'autre côté de la plaque Pandréo-Dhurienne se trouve une mer sombre, lié à l'océan extérieur.De plus, le choc du météore défigure la topographie des alentours de sorte que le rempart naturel séparant les plaines de l'Empire de Nagdad de l'océan s'effondre en plusieurs points.Étant en dessous du niveau de l'océan, les plaines sont rapidement inondées et noyées sous des dizaines de mètres d'eau océanique. Cette catastrophe causa la chute de l'Empire de Nagdad et la destruction de la plupart de ses cités.

Il fallut près de 300 ans avant que la mer des lamentations ne puisse être à nouveau occupée par des poissons, tant les eaux étaient riches en matière organique en décomposition. Désormais, sa richesse en nutriment permet à de nombreuses espèces marines de prospérer et les marins ne manquent jamais de produits de la mer.

La mer des lamentations n'est pas profonde. On estime qu'elle fait en moyenne une vingtaine de mètres de profondeur à peine. Ainsi, il serait vain pour un navigateur étranger d'espérer y naviguer : les hauts-fonds y sont omniprésents. Seuls les nouvelles cités prospérant sur ses rives depuis des siècles peuvent s'y aventurer sans trop de risques grâce à leurs flottes, ce qui les protège d'ailleurs d'invasions maritimes de la part de peuples étrangers.

De part sa faible profondeur, on peut apercevoir de nombreux bâtiments émerger des flots là où se dressaient les cités de jadis, et par temps clair il est possible de distinguer rues et ruelles serpentant sur les fonds. La Cité ressuscitée émergeait en réalité suffisamment des flots que pour permettre sa réhabilitation, une fois que la pestilence des corps en putréfaction eu quitté les lieux.

On raconte que, morts par dizaines de milliers lors de la catastrophe, les anciens habitants de ces contrées hantent encore leurs cités d'origine. Les marins affirment entendre leurs lamentations lorsqu'ils naviguent à proximité de ces cités, et ne s'y aventurent pas volontiers. Les lamentations des spectres ne seraient en effet pas la pire des choses qu'ils infligeraient aux infortunés s'échouant sur un des haut-fonds qu'ils hantent.