Nuen
| Nuen
| ||||||
Résumé de la faction
|
Située sur l'autre moitié de l'île tebtunienne, Nuen est une cité moins développée mais tout de même de bon niveau. Sa particularité la plus surprenante est qu'elle dispose d'un système démocratique par loterie. Ainsi, les membres du conseil sont tirés au hasard parmi la population mâle active. L'effet positif est qu'il assez peu de lésés dans la populace, le négatif est que des gens pas toujours fort capables mais doivent prendre des décisions cruciales. Les élus le sont à vie. Face à l'augmentation de la technicité et la systématisation tebtunienne, elle a développé un contre-mouvement populaire. Ainsi, nombre d'artistes de rue trainent et critiquent anonymement les décisions gouvernementales et les actions des pays voisins. La justice étant plus laxiste, on y retrouve aussi nombre de pirates (parfois élu au hasard) et de contrebandiers.
Un plus petit conseil, appelé conseil des femmes, est réservé aux femmes. Son autorité politique est nulle, mais il influence parfois les décisions du conseil. La sélection des conseillères se fait également au hasard, même si beaucoup de conseillères sont les femmes de conseillers qui se retrouvent là « par hasard » et qui aident parfois à soutenir les décisions de leurs maris.
Le réseau de prostitution est aussi le plus évolué de Pandréa, et est tout à fait légal dans ce pays. Nombres de filles se vendent elles-même dans les maisons de passe pour gagner de l'argent. Une organisation de prostituée est à noter : La Verge blanche (nom tiré du symbole blanc que porte ses établissements). Aussi implémenté dans pas mal de pays étranger dont tous ceux de la mer des Lamentations, ce groupe de filles dirigé par des anciennes est le plus vaste réseau d'information jamais créé. Le principe est simple : on a droit à s'offrir de la compagnie gratuitement en échange d'une information inconnue des filles. Plus l'information est importante, plus on est récompensé. Ainsi, bon nombre de secrétaires, politiciens ou conseillers sans le sous n'hésite pas à donner leur informations pour une partie de jambes en l'air. La Verge blanche gagne donc de l'argent de deux manières : de la prostitution payée classiquement, ainsi que la revente d'information, très chère, et obtenue sans payer personne. Tout les trois ans, chaque fille change de lupanar, pour diffuser les informations à vendre. La dirigeante en chef, la grande gouge, est souvent (par « hasard ») membre du conseil des femmes.
Nuen est grande importatrice de parfums et de tissus, mais est grande exportatrice de peintures, d'instruments en bois et de livres. Nuen dispose aussi d'une grande bibliothèque remplis d'ouvrage considérés comme immoraux ou dangereux par les autres factions, qui finissent souvent ici pour tenter de gagner la petite reconnaissance qu'ils méritent. La richesse de Nuen est difficile d'évaluation tant le système est corrompu. Beaucoup d'échanges restent secret, et beaucoup de vol ont lieu (l'État participant à travers chacun des conseiller)
Nuen dispose d'une armée hétéroclite en fonction des fantaisies divergente des membres du conseil. Chaque membre du conseil a le droit de diriger cent vingt hommes, qu'il peut armer comme il veut pour un certain budget alloué. L'armée est donc constituée comme suit : l'armée du conseil, éparse, très varié et sans aucune coordination; l'armée de Nuen, mieux organisé, sous les ordres du commandant-général, présente essentiellement à la capitale; les corsaires : pirates originaires de l'île payés pour protéger les navires de Nuen et couler ceux de ses adversaires. Les corsaires prêtent parfois allégeance qu'a une partie du conseil, ce qui n'est pas sans poser problème quand les conseillers changent.
Il n'y a pas de religion officielle ou dominante à Nuen. Beaucoup de libres penseurs de la mer de Nagdad s'installent ici. On trouve des hérétiques côtoyant des missionnaires gottâriens, des animistes parlant avec des matérialistes et des hommes ayant fait vœu de chasteté coiffant des femmes libertines.