Hiérarchie de l'Ordre
Cette version n'est pas exhaustive mais reprend les grades les plus officiels et nécessaires pour appréhender la hiérarchie de l'organisation complexe mais bien rodée de l'Ordre. Les grades tels qu'historiens, conseillers, etc ne sont pas repris car sont des voies sans issues. Contrairement à de nombreux systèmes politiques proches, les frères de l'Ordre n'élisent pas leurs membres à intervalles réguliers mais se contentent d'élire des frères pour occuper les postes vacants. De plus, il faut garder à l'esprit que l'Ordre ne gère pas directement tous les villages, mais uniquement les plus importants d'entre eux (en général les douze villages les plus populeux de la commune).
| Étendue géographique | Loge Militaire | Loge Logistique | Loge Juridique | Loge du Génie | Loge des Arts | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| État | Grand Maître de l'Ordre | |||||||||
| Grand Maréchal | Grand Commandeur | Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux | Grand Maître Ingénieur | Grand Maître des Arts | ||||||
| Grand Trésorier | ||||||||||
| Quartier-Maître Général | Grand Hospitalier | Grand Érudit | Grand Forgeron | |||||||
| Province | Maréchal | Commandeur | Inquisiteur | Maître Ingénieur | Maître des Arts | |||||
| Capitaine | Trésorier | Intendant | Maître Juge | Évêque | Ingénieur des Savoirs | Ingénieur des Matières | Artisan de la Culture | Artisan des Bâtiments | ||
| Commune | Lieutenant | Bourgmestre | Archiprêtre | Grand Ingénieur | Grand Artisan | |||||
| Agglomération Officielle | Dodécurion | Mayeur | Prêtre | Missionnaire | Ingénieur Illustre | Artisan Illustre | ||||
| Chevalier | ||||||||||
| Écuyer | Secrétaire | Diacre | Ingénieur | Artisan Éclairé | ||||||
| Agglomération | Conscrit | Fonctionnaire | Apôtre | Aspirant | Apprenti | |||||
| Compagnon | ||||||||||
Compagnons et frères
Compagnon ou demi-frère
Les habitants de l’État désireux de profiter d'un statut reconnu par l'Ordre doivent d'abord se faire accepter en tant que compagnons. Bien que cette étape présente déjà certains avantages (nourriture, logements et habillement fournis, pas de taxes, droits de facto différents) elle impose aussi des contraintes très fortes telles qu'une présence plus pesante de l'inquisition, l'interdiction de certaines activités peu conformes au culte de l'Imperfectible, et surtout l'interdiction de posséder quoi que ce soit. Le matériel dont ils ont besoin est fourni par l'Ordre en fonction notamment de leur ambition future, à savoir de la loge qu'ils désirent rejoindre. Par exemple, un apprenti forgeron se verra attribuer un poste et une chambrette dans une forge tandis qu'un futur soldat résidera dans une caserne où il recevra son équipement. Aucune restriction n'est imposée au niveau des origines familiales du prétendant compagnon, au contraire des véritables frères qui ne peuvent provenir de familles dont la catholicité n'est pas avérée ou dont aucun des deux parents n'a une origine parentale ombreuse certifiée. Ces contraintes seront de plus en plus fortes au fur et à mesure de la progression hiérarchique, et, sauf cas exceptionnels, les rangs les plus élevées de l'Ordre sont réservés aux membres issus de familles illustres. Qui plus est, les compagnons doivent être de sexe masculin. En revanche, ils peuvent toujours se marier avant de se retirer de leurs fonctions. La ratification d'une candidature de compagnon se fait par un membre officiel de la loge qu'il désire rejoindre, après vérification du contexte familial par l'inquisition. Il faut noter que certains postes de compagnons sont « à sens unique ». Un cuisinier ou barde a peu de chance de jamais faire part de l'Ordre bien qu'il puisse acquérir une réputation favorable au sein de l'organisation.
Frère
Une fois la nomination dans l'Ordre officielle, il s'agit de respecter la Règle de l'Ordre. Celle-ci est aussi stricte qu'ancienne et indiscutable. Pour accéder à ce titre, il faut avoir prouvé sa qualité de compagnon, être de sexe mâle, provenir d'une famille dont le perfectionnisme est reconnue et dont au moins un des parents est un homme de l'ombre. Cette dernière condition est une des rares qui ait été révisée, faute d'effectifs. En effet, les frères devaient autrefois provenir de lignées occidentales pures, mais face au nombre croissant de métis dans l'état, cette condition ne fut retenue que pour des grades supérieurs, tels celui de Cardinal Inquisiteur ou Maréchal. Une enfreinte à la Règle conduit à des sanctions allant du jeûne à la mort, en passant par le retrait du titre de frère. Les frères ne pouvant se marier, il importe qu'ils puissent néanmoins procréer afin d'éviter l'anéantissement de leur lignée. En conséquence, deux cas de figures s'observent. Soit le compagnon marié peut accéder au titre de frère à la condition d'observer l'abstinence durant sa carrière (cas peu encouragé puisque la dévotion du frère en sera affectée), ou se mariera une fois son service terminé. En général, le service prend fin entre 42 et 60 ans selon le grade du frère, et celui-ci retourne à la vie civile où il conservera les privilèges des compagnons. Les plus hauts-gradés, comme le Grand Commandeur n'accèdent généralement pas à ce titre avant la cinquantaine au plus tôt. Il apparu donc que ces membres illustres avaient tendance à voir leur lignée affaiblie. En conséquence, la Règle de l'Ordre permet aux frères ayant au moins atteint le titre correspondant à la gestion d'une province de se trouver femme à partir de 42 ans. A cet âge et à ce titre, les frères sont en effet suffisamment dévoués au culte de l'Imperfectible que pour ne pas voir leur fonction entravée par cette vie familiale.
Les loges
Loge militaire
La voie militaire est sans doute la plus contraignante et ingrate des cinq loges. Rare sont les soldats qui arrivent à dépasser le statut de chevalier.
Conscrit
Le conscrit n'est ni plus ni moins qu'un compagnon ayant officiellement choisi une loge. Il dispose des mêmes droits et contraintes. En général, un conscrit est formé dans la cité de sa province, mais une partie de la formation se fait souvent à Nobleroc où les instructeurs sont plus réputés. Une fois enrôlé, le conscrit devra choisir entre trois types d'armement qui détermineront sa progression. Les armes de jets, comme l'arc et l'arbalète, impliquent une voie sans issue. En effet, un frère ne pouvant faire usage d'arme à distance, le conscrit qui choisit ce type d'arme ne pourra faire officiellement partie de l'Ordre ni devenir écuyer. Les deux autres types d'armes sont les armes d'hasts -où la formation réside essentiellement dans l'apprentissage de techniques comme la phalange ou le schiltron- et les armes de mêlée -qui permet d'accéder à diverses unités militaires, dont les unités équestres-.
Écuyer
Lorsqu'un écuyer est promu chevalier, est écarté ou tué, un conscrit peut devenir l'un de ces frères. Ce statut est le premier permettant d'acquérir le statut de frère, et ainsi d'intégrer officiellement l'Ordre. Bien que ce nom rappelle un terme qui nous est familier, les écuyers ne sont pas forcément issus de nobles familles, pas plus d'ailleurs que les chevaliers de l'Ordre. L'écuyer est en pratique un réserviste. Leurs effectifs sont calqués sur les légions et leur fonction est de s’entraîner en vue de remplacer un chevalier tombé au combat. De ce fait, leur répartition est identique à celle des chevaliers : un quart de cavaliers, un quart d'infanterie de mêlée, le reste formant les troupes d'hast. La promotion du conscrit se fait avec l'accord du chevalier qui vient d'être lui-même promu à ce titre et laisse vacant son poste d'écuyer, ou dont l'écuyer dont il avait la tutelle a trouvé la mort. Ce chevalier sera alors le mentor du nouvel écuyer. A l'origine, l'écuyer ne pouvait devenir chevalier qu'en cas de mort, retraite ou promotion de son mentor, ou, cas bien plus rare, que celui-ci intervienne en sa faveur si sa vaillance était avérée. Cette pratique a été révolue et ce sont les plus âgés des écuyers qui remplacent désormais les chevaliers de la légion à laquelle ils sont affectés. Néanmoins, parmi les écuyers en âge de remplacer les chevaliers, ceux dont le mentor est tombé le remplaceront spécifiquement.
Chevalier
Une fois qu'un poste de chevalier est vacant, l'écuyer en âge d'être promu à ce titre y accède, surtout si ce chevalier était son mentor. Le chevalier est le combattant de base de l’Ordre. Rompu au combat, il doit cependant suivre des cours de poésie, de culture, de logistique, et de diverses autres matières intellectuelles, à raison de six heures par semaine. Le reste de son temps est consacré à l’entraînement, au repos et à la prière.
Dodécurion
Un chevalier qui a fait ses preuves peut être nommé à la tête de onze camarades, dont il sera responsable. Cette nomination est votée entre les chevaliers de la dodécurie dont le poste de dodécurion est vacant, et ratifiée par le lieutenant en charge. Cette procédure de vote au sein du grade inférieur et de ratification par le grade supérieur sera de mise pour tous les officiers et grades équivalents dans les autres loges. Il ne s’agit pas là d’un rôle excessivement important, mais permet à l’Ordre de disposer d’unités organisées, fiables, et capables de répondre aux ordres de manière très rapide et efficace.
Lieutenant
Après s'être fait remarqué, un dodécurion peut devenir lieutenant, ce qui lui permet de commander à douze dodécuries (une cohorte), soit 144 hommes. Il est élu parmi les dodécurions de sa cohorte si le capitaine de la légion ratifie ce choix. A la différence du dodécurion, le lieutenant a alors de véritables responsabilités tactiques, et doit alors suivre des heures de cours à cet effet, soit environ cinq heures par semaine. Il est tenu de garder un contact très proche avec ses troupes, en particulier avec ses dodécurions. A ce stade, cet officier connaît généralement encore le nom de chacun de ses hommes.
Capitaine
Premier grade militaire permettant la participation aux conseils de guerre du Grand Maréchal avant une bataille, ou en campagne. Commandant à 720 hommes et 6 lieutenants, le capitaine ne se mêle généralement plus aux chevaliers. Si il fraternise encore souvent avec dodécurions et lieutenants, on le retrouve souvent dans sa tente avec ses conseillers, ou aux côtés de plus gradés. Il doit suivre huit heures de cours tactique par semaine, et peut délaisser une partie de son entraînement physique et poétique. La nomination à ce titre (suite à un vote des lieutenants de la légion) doit être ratifiée par le Maréchal attitré.
Maréchal
Lorsqu'un tel poste se libère, les capitaines doivent se concerter et élire un candidat, lequel sera ratifié par le Grand Maréchal en personne. Il s'agit d'un des grades les plus illustres de l'Ordre, et combine logistique et tactique militaire. En effet, même si le Maréchal doit avant tout gérer les opérations militaires se déroulant dans sa province, il doit travailler en étroite coopération avec le Commandeur. De plus, il est également le chef militaire d'un des douze chapitres, et mène celui-ci au combat (près de 1500 hommes). Il est sous les ordres directs du Grand Maréchal et peut briguer ce poste ou celui de Quartier-Maître Général (voir loge logistique).
Grand Maréchal de l'Ordre
Il s'agit du grade le plus illustre de cette loge. Elu parmi les Maîtres de Province avec la bénédiction du Grand Maître, il a sous ses ordres l’entierté de la machine de guerre de l'Ordre. Membre du Conseil Suprême, il ne doit rendre de comptes qu'à l'Imperfectible et au Grand Maître, lequel peut occasionnellement mener l'armée en personne. Pour le Grand Maréchal, l'enseignement est un peu spécial. Vétéran parmi les plus braves des chevaliers, il n'a rien à apprendre d'un professeur, et enseigne d'ailleurs aux Maîtres de Province, avec lesquels il tient souvent des conseils de guerre et des cours où chacun donne son avis sur les tactiques appropriées aux situations présentées. L’entraînement physique lui est entièrement laissé. Il a donc le droit de s'en passer, même cela ne s'est que très rarement produit dans l'histoire de l'Ordre. Certains d'entre eux ne s'accordaient que six heures de repos par jour, et n'étaient souvent nommés que pour une année avant de se retraiter, épuisés mais glorieux. Sa résidence est au Palais des Officiers de Nobleroc.
Loge Logistique
Cette voie est traditionnellement celle permettant de devenir Grand Maître. Elle offre de plus l'avantage d'être plus facilement accessible aux compagnons de moindre condition physique. Elle regroupe les postes nécessaires au bon fonctionnement de l'Etat : la gestion des impôts, de la population, des ressources, des relations diplomatiques, etc.
Fonctionnaire
Le fonctionnaire est un compagnon dont le choix s'est porté sur la loge logistique. Il est généralement affecté à un village où il effectuera les recensements de population, s’enquérira des besoins des villageois, etc. En général ce poste consiste surtout à faciliter la tâche des secrétaires. Si il aspire à devenir frère, il lui faudra suivre des cours appropriés dans la cité de sa province. Ceux-ci comprennent des notions de logistique, de courtoisie et diplomatie, de poésie, de littérature, de mathématiques, etc...
Secrétaire
Les fonctionnaires ayant prouvé leurs connaissances en matière de gestion peuvent accéder au rang de frère. Le premier grade officiel permettant de monter dans la hiérarchie est celui de secrétaire. Ceux-ci aident les mayeurs à gérer leur village, notamment en gérant les comptes. On les retrouve également comme professeurs dans les écoles de village. Ils sont nommés par le mayeur du village.
Mayeur
De la même manière que les dodécurions et autres grades de plus haut niveau, les mayeurs sont élus parmi les secrétaires du village, et cette nomination doit être ratifiée par le Bourgmestre de la commune, respectivement les grades immédiatement inférieurs et supérieurs. Les mayeurs sont les chefs du village, et doivent veiller au bon respect de la loi, au développement du commerce ainsi qu'au bien être de la population. Leur rôle est également de faciliter la tâche du Bourgmestre pour la gestion de la commune, notamment en décidant de projets d'aménagements (avec l'aide de l'ingénieur illustre assigné au village).
Bourgmestre
Le bourgmestre est le dirigeant d'une commune, dont le siège est le chef-lieu de celle-ci (en général le village le plus important). Son rôle, tout comme celui de la commune, est de veiller à ce que le travail des Trésoriers et Intendants soit facilité. Il est de plus le mayeur du chef-lieu de la commune. Il est élu à ce poste par les mayeurs, après l'accord de l'Intendant de la province.
Intendant et Trésorier
Les bourgmestres peuvent choisir une fois qu'un poste se libère, de devenir Intendant ou Trésorier. Cette candidature doit être proposée par l'ensemble des bourgmestres et soumise au commandeur. L'Intendant gère l'aspect strictement politique de la province (lois, projets de développement, contentement du peuple, etc.). Il travaille en étroite collaboration avec le Trésorier qui s'occupe pour sa part des aspects purement économiques (taxes, commerce, élaboration de budgets,...). Ensemble, ils rendent compte au commandeur qui les supervise.
Commandeur
Ce grade équivaut à celui de Maréchal, et jouit d'une haute renommée. Maîtres de la gestion de la province, ce sont eux qui décident de la plupart des projets à grande échelle telle que la création de routes, de fortins, voire même de villages. Traditionnellement, ce ne sont pas les Intendants ni les Trésoriers qui se concertent pour proposer un des leurs à ce titre, mais les douze Commandeurs qui, à intervalles réguliers (tous les mois) décident du plus méritant à ce titre. Lorsqu'un des douze postes vient à être vaquant, c'est le dernier Trésorier ou Intendant jugé méritant qui le remplace aussitôt, avec l'aval du Grand Commandeur. Un cas particulier où le Quartier-Maître Général ou le Grand Trésorier désirent être réaffectés à cette fonction (qui est inférieure à la leur) est parfois observé. Leur candidature prime alors sur celle des Intendants ou Trésoriers, mais ce cas reste marginal. Les Commandeurs peuvent briguer les postes de Quartier-Maître Général, Grand Trésorier, Grand Hospitalier et Grand Commandeur.
Quartier-Maître Général
Le Quartier-Maître est élu parmi les commandeurs ou les maréchaux pour opérer une jonction efficace entre la loge militaire et logistique. En effet, la gestion de la logistique n'est pas toujours aisée, surtout en temps de guerre où le Grand Commandeur a fort à faire pour veiller au maintien de l'ordre tandis que le Maréchal est souvent afféré à des préparatifs d'ordre stratégique. Il revient donc au Quartier-Maître Général de faire en sorte que le ravitaillement de l'armée s'organise le mieux possible. Cette voie est sans issue, ce qui décourage de nombreux frères désireux d'accéder au titre de Maréchal ou Grand Commandeur de briguer ce poste. Le Quartier-Maître Général réside à la Chambre Logistique de Nobleroc.
Grand Trésorier
Tout comme le Quartier-Maître Général, le Grand Trésorier ne peut aspirer à devenir Grand Commandeur. Ce rôle, très important, consiste à gérer l'ensemble des finances de l'état ainsi qu'au développement du commerce. Il est assisté en cela par les ingénieurs et les douze Trésoriers. Il est parfois étonnant de constater à quel point l'Ordre tient à ce que ses finances soient bien régies. Absolument toutes les finances des provinces doivent lui être rapportées. Chaque mois, il doit recevoir un rapport de l'évolution des finances, du taux d'imposition moyen, des budgets nécessaires, des dépenses dans tout les domaines, etc, et ce avec justification. En cas de doutes ou de mécontentement, il peut obliger les commandeurs à prendre certaines mesures. Il ne rend de comptes qu'au Grand Maître, mais travaille de concert avec le Grand Commandeur, le Grand Hospitalier et le Quartier-Maître Général. Il réside à réside à la Chambre Logistique de Nobleroc.
Grand Hospitalier
De la même manière que le Quartier-Maître Général assure la jonction entre les loges militaires et logistique, le Grand Hospitalier est à la jonction entre la loge logistique et juridico-ecclésiastique. Il est chargé de l'organisation et administration des hospices et et des maisons d'assistances pour les plus démunis de l'Etat. De même, il donne veille à ce que les doléances des habitants dont la Foi n'est pas mise en doute soient entendues, demande des appuis financier pour créer des hopitaux et hospices, et géré un véritable réseau de mutualité chrétienne. Ce poste nécessite piété et bonté. N'ayant que peu de pouvoir, l'Hospitalier doit être presque totalement dépourvu de toute ambition, d'autant plus que sa fonction n'offre aucun espoir de promotion ultérieur. Il est souvent nommé parmi les commandeurs bien qu'il puisse également être nommé parmi les Cardinaux-Inquisiteurs, après accord du Grand Commandeur. Il demeure à la Maison du Grand Hospitalier de Nobleroc.
Grand Commandeur
La plus haute fonction de la loge logistique. Ce poste très envié est néanmoins très lourd, puisqu'il implique la gestion de la totalité des affaires de l'Etat, y compris la fondation de villes, la modification des lois, la politique étrangère, etc... Néanmoins, il se contente souvent de donner son accord ou son veto aux propositions qui lui sont soumises. Il ne rend des comptes qu'au Grand Maître, qu'il doit parfois consulter lors de décisions importantes. Du point de vue militaire, il doit donner son autorisation pour entreprendre une action militaire d'importance ou une nouvelle loi relative à ce domaine. En ce qui concerne la religion, il doit autoriser (ou non) la fondation de sous-ordres ou autres organisations religieuses de moindre envergure. Dans le domaine du bâtiment, il ratifie l'érection d'une ville, ou la transformation d'une citadelle en cité, etc... Il est nommé parmi les commandeurs, après accord du Grand Maître, et doit être issu d'une des plus nobles familles de l'Ordre. Sa demeure est la même que celle du Grand Maître, dans la Chambre Logistique de Nobleroc.
Loge religio-juridique
Cette voie est celle des plus dévoués à l'Imperfectible, des plus fanatiques et des plus intransigeants des frères. Crainte par tous, même par les autres frères, cette loge donne à ses membres le droit de vie et de mort sur les frères de rang égal ou inférieur, ainsi que sur tout le reste de la population. Leur rôle est de veiller à l'endoctrinement au culte de l'Imperfectible, au respect des rites, à la traque des hérétiques et à l'application de la justice. En effet, les membres de cette loge sont en contact privilégié avec l'Imperfectible, et leur jugement se fait à la lumière de ses conseils. Seul un membre de la loge de rang supérieur et le Grand Maître peuvent contester ce jugement, et lorsque c'est le Grand Maître qui est accusé, la situation réside (en théorie) entre les mains du Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux. Par opposition aux deux précédents loges, la montée en grade ne se fait pas par élection mais avec l'aval du frère de rang supérieur. Cette pratique est en cela similaire à celle de la loge d'ingénierie.
Apôtre
L'apôtre est un compagnon dont la ferveur religieuse est le leitmotiv de son existence. Il suit avec grande attention les prêches du prêtre local et a acquis son entrée au séminaire où il apprendra tout ce qu'il doit savoir pour poursuivre sa carrière.
Diacre
Une fois le séminaire terminé, l'apôtre peut accéder au rang de frère et devient diacre, c'est à dire l'assistant du prêtre local. Il veillera à entretenir l'église, à assister le prêtre lors des sacrements et des cérémonies, et participera à l’enseignement du catholicisme. Ce sont eux que l'Ordre envoie parfois prêcher dans des pays voisins, car ils sont plus aisément remplaçables et ne sont pas indispensables au bon fonctionnement du village. Ils résident au presbytère avec le prêtre. Néanmoins, pour ceux qui sont formés en ville, leur rôle peut être d'assister l'évêque local dans sa tâche, notamment pour certains sacrements mineurs.
Prêtre et Missionnaire
Les prêtres sont affectés à un village officiel, et ont la tâche de veiller à la fois à la justice et au culte de l'Imperfectible local. Ils célèbrent la messe et les sacrements, et c'est lui qui pose son jugement lors de procès, bien que ce soit au mayeur de faire appliquer la loi, et donc la sentence posée par le prêtre. Ils résident au presbytère.
Les Missionnaires ne sont pas affectés à des villages de l'Etat, mais ont pour mission de répandre la foi en l'Imperfectible. Ils prêchent donc dans les villages plus reculés, voire en dehors des frontières de l'Etat. Ils ne peuvent devenir Archiprêtre à moins de revenir s'installer en temps que prêtre dans un village officiel.
Archiprêtre
Le prêtre du chef lieu de la commune dispose d'une rang supérieur. Il est en général le doyen de sa paroisse (terme équivalent à commune pour cette loge) et a sensiblement le même rôle que les prêtres. Néanmoins, son autorité est supérieure, et lorsque des problèmes de plus grande envergures se posent, ou que des cérémonies plus rares ont lieu, c'est à lui que l'on fait appel. Il est responsable du culte de l'Imperfectible de sa paroisse.
Maître Juge
Les Maîtres Juges se sont spécialisés dans le domaine de la justice et siègent au tribunal d'une des douze cités ou forteresses. Leur autorité est donc très grande dans ce domaine, puisqu'ils assument la lourde tâche de faire justice pour toute la population du lieu.
Évêque
Les évêques sont l'équivalent ecclésiastique des Maîtres Juges. Ils ont pour rôle de réaliser les sacrements de la cité ou forteresse à laquelle ils sont affectés, généralement assistés par les diacres pour les sacrements mineurs. L'église d'une cité ou forteresse est une cathédrale.
Inquisiteur
Très craint, l'Inquisiteur préside dans sa cité et commande à l'évêque et au Maître Juge. Son rôle étant très largement facilité par ces deux frères, il se contente de leur prodiguer ses conseils, de présider à des procès de plus grande envergure ou à des cérémonies particulièrement sacrées. La majorité de son temps est consacrée à la recherche d'informations concernant la catholicité de la population de l'Etat, ses informations lui provenant majoritairement des archiprêtres. Le fanatisme et l'intransigeance de ces frères sont bien connues, et contribuent à la réputation de terreur que fait régner cette loge dans l'Etat. Bien que les Inquisiteurs puissent aspirer à devenir Grand Hospitalier (voir loge logistique), leur nomination est rarement retenue du fait de leur manque de compassion. En revanche, c'est parmi eux que sera choisi le Grand Inquisiteur. Cette nomination se fait aussitôt le poste libéré, car le Grand Inquisiteur se doit de désigner tous les ans son successeur (en général et par défaut l'Inquisiteur de Nobleroc).
Grand Érudit
Ce poste "sans issue" est attribué à un inquisiteur ou à un maître ingénieur. Il a pour rôle d'harmoniser la recherche du savoir au sein de l'Ordre. Si les inquisiteurs se sont dévoués au savoir céleste en cherchant à entrer en communication avec l'Imperfectible, les maîtres ingénieurs interrogent plutôt la création afin de trouver leurs réponses. Le Grand Érudit est aussi le responsable de la bibliothèque de Nobleroc.
Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux
La plus haute fonction de la loge, et la plus redoutée dans l'Etat, bien avant celle du Grand Maître. Les hommes atteignant cette fonction sont en général si secs et fanatisés qu'ils finissent par devenir dérangeants pour les autres hauts fonctionnaires tel que le Grand Commandeur, mais leur pouvoir est si grand que nul ne peut oser contester leur autorité, exception faite du Grand Maître qui, lui aussi, reçoit conseil de l'Imperfectible. Le nombre de bûchers dressés par ordre du Grand Inquisiteur peut atteindre des plafonds impressionnants, et facilite l'endoctrinement au culte de l'Imperfectible, tout du moins en apparence. Il réside à la cathédrale de Nobleroc.
Loge d'ingénierie
La branche la plus méconnue de l'Ordre, mais certainement pas la moins utile. Cultivant l'art du secret, les ingénieurs jouissent de la plus grande marge de manœuvre des frères de l'Ordre. Leurs actions étant parfois répréhensibles, les membres de l'ingénierie se gardent bien de laisser libre accès à leurs travaux. Première précaution évidente : la langue. Les compagnons qui accèdent à cette caste apprennent assez vite un code qui permet de rédiger des ouvrages indéchiffrables par les autres membres de l'Ordre. Plus leur grade est haut, plus le code se complexifie, permettant l'accès à des notions telles que les sciences de la physique. Malgré leur nom, les ingénieurs ont des rôles multiples. Ils sont les patrons du développement intellectuel et technologique de l'Ordre, ce qui couvre des domaines tels que la grammaire, les arts, l'architecture, les mathématiques, les armes, la médecine, l'astronomie, l'héraldique, la géographie, la géologie, la cartographie, la pédologie, le développement des techniques agricoles et forestières, etc... Ce sont également eux qui veillent à développer le symbolisme des nombres et des formes si cher à l'Ordre. Dans chaque village « officiel », une villa d'ingénierie est présente. On y trouve des frères de l'Ordre prodiguant des connaissances à la population -des sortes de maîtres d'école-, des architectes, des médecins,... De même, chaque cité et citadelle comprend un palais des ingénieurs. Ainsi, à Nobleroc, disposent-ils d'un gigantesque palais. En apparence, le somptueux bâtiment comprend cinq étages. En réalité, il en comporte dix, cinq étant enfouis sous terre. Il en va de même pour tous les autres palais des ingénieurs, qui, si ils n'égalent pas la grandeur du bâtiment de la capitale, comportent autant d'étages souterrains qu'aériens. Les étages supérieurs sont accessibles à n'importe quel frère. Rien de bien compromettant. Les autres, en revanche, ne sont accessibles que par des passages secrets. Plus l'on est haut dans la sphère d'ingénierie, plus on en connaît. Les étages les plus souterrains ne sont accessibles qu'aux douze Maîtres Ingénieurs ainsi qu'au Grand Maître Ingénieur. Bien que plus ouverts -un homme à l'esprit fermé ne sera jamais admis dans la branche- ils restent des perfectionnistes convaincus et même les Grands Maîtres Ingénieurs sont des hommes profondément pieux. Ils ont simplement cette petite tendance à la curiosité qui permet à l'Ordre de progresser. Le contrôle de la branche religio-juridique est cependant sévère, d'autant qu'il est facile à ces religieux de condamner officiellement diverses inventions des ingénieurs. Les grades d'ingénierie sont très complexes et variés. La liste qui suit n'en présente que les principaux, mais de nombreux autres tels que Ingénieur de la Santé Publique, etc... n'y figurent pas. De manière générale, la plupart des fonctions d'ingénierie ont leur équivalent supérieur lorsque l'ingénieur reçoit la charge de veilleur à la supervision de cette fonction au sein d'une entité supérieure (ex : au sein d'une commune et non d'un village).
Aspirant
Le compagnon désireux d'intégrer la loge d'ingénierie est généralement de nature curieuse. Le caractère mystérieux et emblématique de cette branche de l'Ordre attire en effet de nombreux élèves assoiffés de connaissances dans les domaines des sciences, langues, culture, arts, etc... Ainsi, de nombreux compagnons finissent par demander le statut d'ingénieur. Ils seront pris en charge par un ingénieur qui les guidera et évaluera leur capacité d'apprentissage et à garder les secrets. En général cet ingénieur est lui-même spécialisé dans un certain domaine dans lequel ses aspirants désirent développer leurs talents.
Ingénieur
Ingénieur est le premier grade officiel de la loge. Il est attribué à un aspirant dont la valeur a été éprouvée par son mentor, après accord de l'Ingénieur Illustre en charge du village. Ce statut permet l'accès au langage de base des ingénieurs et l'accès à certaines de leurs réunions. Les rôles, sous les ordres de l'Ingénieur Illustre du lieu, sont variés : Médecin de village, instituteur, astronome, etc...
Ingénieur Illustre
Chaque village « officiel » comprend un Ingénieur Illustre. Il préside aux Ingénieurs du lieu, et a pour tâche générale de veiller au développement culturel, technologique et architectural du village. Il supervise les chantiers, coordonne les efforts des villageois, veille à la qualité du travail des Ingénieurs, etc...
Grand Ingénieur
Ce ingénieur a la même fonction que l'Ingénieur Illustre mais préside un chef-lieu communal. Il a donc pour charge de superviser les projets d'ingénierie dans cette entité. Il doit également superviser les projets communaux, et donc le travail des ingénieurs illustres.
Ingénieur des Savoirs et Ingénieur des Matières
Chaque cité ou citadelle dispose de ingénieurs en charge de la province, au niveau de la santé, du développement culturel et technologique, des projets de constructions et améliorations architecturales, etc... Ainsi, les deux grades les plus reconnus à ce niveaux sont-ils ceux des Ingénieurs des Savoirs et des Ingénieurs des Matières. Les premiers se chargent de superviser le développement de la recherche plutôt fondamentale de la province. Les seconds doivent veiller au développement d'une recherche plus appliquée, comme l'obtention d'alliages de qualité ou d'engins de siège plus puissants.
Maître Ingénieur
Pour superviser les Ingénieurs de la cité, il faut un grade à temps plein. La productivité parfois énorme des ingénieurs et la quantités de projets proposés doivent être contrôlés et canalisés par ce ingénieur qui tente d'avoir une vue d'ensemble de la situation provinciale, dans tous les domaines d'ingénierie.
Grand Forgeron
Le Grand forgeron est élu parmi un des Maîtres Ingénieurs ou Maîtres des Arts. Comme les autres postes à l'interface entre deux loges, il s'agit d'une voie sans issue. Il est spécifiquement responsable de la métallurgie de l’État : développement des alliages, exploitation des filons, développement d'armes et armures les plus efficaces possibles, ...
Grand Maître Ingénieur
Le grade de Grand Maître Ingénieur mérite le respect. Cet érudit est en général l'homme le plus cultivé de tout le continent, et ses connaissances s'étendent dans des domaines très divers. Son savoir est un atout précieux pour l'Ordre, et bien que son parcours soit souvent parsemé d'accusations de la part de la loge religio-juridique, cette valeur lui accorde souvent la vie sauve. C'est lui qui détient les secrets les mieux gardés de l'Ordre, qu'il tient du précédent Grand Maître Ingénieur, que ce soit en mains propres ou par la remise d'une clé unique et du plan permettant d'accéder aux archives les plus protégées. On le nomme pour cette raison « Gardien des Secrets ». Bien qu'il siège au Conseil Suprême, aucun n'a plus jamais accédé au rang de Grand Maître après le désastre causé par l'élection d'Oberon le Zélé à ce titre.
Loge des Arts
D'apparence, la plus humble des cinq loges, celle-ci regroupe les artistes et artisans dont le travail est jugé digne de l'Imperfectible. Il faut toutefois rappeler que les arts ne sont autorisés que s'ils servent la cause de l'Imperfectible. L'art « pour l'art » (qui ne vise pas à glorifier l'Imperfectible) ne jouit donc pas d'une grande considération, et n'est de toutes façons pas reconnu comme art officiel de l'Ordre (au contraire des statues, vitraux, hymnes, psaumes, ...).
On retrouve notamment les célèbres forgerons de l'Ordre dans cette loge. Cette branche supervise aussi l'administration des écoles, bien que des frères de toutes les branches y viennent enseigner.
Bien que fortement utilisés par les ingénieurs, la mathématique est aussi l'apanage des artistes. Les nombres étant considérés immuables et imperfectibles, ils forment une base essentielle de l'art de l'Ordre.
Apprenti
L'Apprenti est un compagnon qui apprend progressivement son art auprès d'un artisan reconnu. Il ne pourra accéder au titre d'artisan éclairé que s'il est recommandé par son maître auprès de l'Illustre Artisan de la bourgade. Le plus souvent il remplace son maître lorsque celui-ci ne peut plus assurer sa fonction, mais il peut aussi lancer un artisanat supplémentaire dans la même bourgade.
Artisan Éclairé
Une fois la qualité de son travail reconnu, l'Apprenti devient Artisan éclairé. Suivant les circonstances ils peuvent être plus ou moins nombreux par bourgade. Tous les cinq ans, ou en cas de disparition, ils élisent le meilleur artisan de la bourgade, qui reçoit le titre d'Illustre Artisan.
Artisan Illustre
L'Illustre Artisan est élu par les Artisans éclairés de sa bourgade. Il est donc reconnu comme le plus talentueux de ces Artisans. Il veille à ce que l'artisanat fasse honneur à l'Imperfectible et peut décider de bannir -à titre temporaire ou définitif- un Artisan éclairé ou un apprenti qu'il jugerait de piètre qualité.
Grand Artisan
Dans chaque chef lieu communal, on retrouve un Grand Artisan. Celui-ci a le même rôle que l'Illustre Artisan, mais est élu par les Artisans éclairés de ce chef lieu. Il doit également veiller à la qualité des arts dans sa commune.
Artisan de la Culture et Artisan des Bâtiments
Ces Artisans sont élus parmi les Grands Artisans de la province afin de seconder le Maître Artisan provincial. C'est un de ces deux hommes qui remplacera d'ailleurs ce dernier. L'Artisan de la Culture supervise l'ensemble des projets culturels de la cité ou forteresse où il est affecté. Il a notamment la tâche de veiller à la qualité de l'enseignement de la langue et du solfège. L'Artisan des Bâtiments doit principalement veiller au développement urbain de sa province, bien qu'il dusse également superviser l'artisanat "matériel" de la ville ou cité dont il a la charge. C'est par exemple l'Artisan des Bâtiments de Nobleroc qui supervisa la Cathédrale et l'aqueduc de Nobleroc.
Maître des Arts
Secondé par l'Artisan de la Culture et l'Artisan de la Forge, le Maître artisan est d'ailleurs élu parmi l'un de ces deux hommes. Il travaille en concertation avec eux afin d'assurer à sa province un développement culturel appréciable ainsi que, en collaboration avec le Maître Ingénieur de la province, des productions de qualité, telles que du matériel militaire (armures, engins de sièges, …). C'est aussi un excellent artisan dans les domaines qu'il maîtrise.
Grand Maître des Arts
Ce grand homme est à la fois un gestionnaire efficace et un artisan de génie. Elu parmi l'un des douze Maître des Arts sur base de la qualité de son travail, il siège à Nobleroc où son art contribuera à la grandeur de la capitale de l'Ordre.
Grand Émissaire de l'Ordre et Grand Maître de l'Ordre
Le Grand Maître assume la plus haute fonction de l'Ordre. Il préside au Conseil Suprême, et ne rend de comptes qu'à l'Imperfectible. Il a pour rôle de coordonner les cinq loges, ce qui demande énormément d'énergie ainsi qu'une grande prestance. Recevant conseils de l'Imperfectible lui-même, il n'a d'égal à ce niveau que le Grand Inquisiteur Inspecteur des Tribunaux. Par conséquent, ses décisions ne peuvent être contestées, sauf lors de rares occasions où le conseil décide de le mettre à l'écart pour des raisons telles qu'une incapacité à assumer sa fonction dans une situation donnée. Tous les Grands Maîtres sont issus de noble familles qualifiées de pures. Si du sang enthropiste se mêle à sa lignée, il ne peut accéder à ce titre. Par là même, les membres de l'Ordre dont la lignée s'est à un moment ou un autre mélangée à celle des locaux ne pourront devenir Grands Maîtres. Il commande à l'armée lorsque la situation l'exige, représente l'Etat lors de réunions diplomatiques, prend les décisions clés telles que la fondation d'une cité, une déclaration de guerre ou une trêve, etc...
Il existe une sorte de cycle conquête—conversion dans la politique de l'Ordre, qui se retrouve au niveau du choix des Grands Maîtres. En général, le Grand Maréchal est choisi comme Grand Maître en période de conflit, tandis le choix se portera plutôt pour le Grand Inspecteur Inquisiteur des Tribunaux en temps de paix.
Le Grand Émissaire est l'équivalent du Grand Maître de l'Ordre, envoyé en mission de colonisation. Le Grand Maître de l'Ordre est à la tête de l'ensemble de l'organisation, toutes colonies confondues. Ne pouvant assumer ce rôle depuis un trop grande distance, celui-ci est délégué au Grand Émissaire qui reçoit pleins pouvoir pour la branche de l'Ordre qu'il va établir. Ce titre a été attribué aux "Grands Maîtres" de Pandrea de 950 à 1103, date à laquelle l'Ordre a cessé d'exister dans les Terres de l'ombre.
Liste des Grands Maîtres et Grands Émissaires
- Grands Émissaires
- 947-966 : Beleran le Colon
- 966-987 : Urien
- 987-990 : Dorl
- 990-1011 : Rhain le Pur
- 1011-1014 : Vorigan
- 1014-1028 : Kellam l'Ingénieux
- 1025-1041 : Azzerol
- 1041-1043 : Talath
- 1043-1044 : Eoghan
- 1044-1059 : Keiran
- 1059-1065 : Laern
- 1065-1065 : Draven le Bref
- 1065-1077 : Hudraer I
- 1077-1081 : Avrae
- 1081-1087 : Aemer
- 1087-1090 : Jarlen I
- 1090-1093 : Maggard
- 1093-1104 : Nakras
- Grands Maîtres
- 1104-1107 : Gethin
- 1107-1110 : Oberon le Zélé
- 1110-1126 : Bevurth le Bon
- 1126-1135 : Tavrin
- 1135-1143 : Hudraer II
- 1143-1151 : Jarlen II
- 1151-1158 : Dregan
- 1158-1177 : Zaros
- 1177-1194 : Hudraer III
- 1194-1205 : Phelan
- 1205-1221 : Cadogan
- 1221-1234 : Urien II, dit le Conciliateur
- 1234-1235 : Keiran
- 1235-1240 : Jaber Longue-Lance
- 1240-1242 : Talath le Confiant
- 1242-1244 : Soran Main-moite
- 1244-1249 : Bisol le Tenace