Mer des lamentations

De Nagdad
Révision datée du 4 juillet 2018 à 15:36 par >Grand Maître de l'Ordre
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La mer des lamentations s'étend entre l'Empire de l'éternelle lumière et les monts Noldenis. Cette vaste étendue d'eau n'est que très récente, à peine plus d'un siècle.

En l'an 0, un météore viens frapper les plaines de l'empire de Nagdad en sont cœur. C'est le grand cataclysme. De l'autre côté de la plaque Pandréo-Dhurienne se trouve une mer sombre, lié à l'océan extérieur.De plus, le choc du météore défigure la topographie des alentours de sorte que le rempart naturel séparant les plaines de l'Empire de Nagdad de l'océan s'effondre en plusieurs points.Étant en dessous du niveau de l'océan, les plaines sont rapidement inondées et noyées sous des dizaines de mètres d'eau océanique. Cette catastrophe causa la chute de l'Empire de Nagdad et la destruction de la plupart de ses cités.

Il fallut près de 300 ans avant que la mer des lamentations ne puisse être à nouveau occupée par des poissons, tant les eaux étaient riches en matière organique en décomposition. Désormais, sa richesse en nutriments permet à de nombreuses espèces marines de prospérer et les marins ne manquent jamais de produits de la mer.

La mer des lamentations n'est pas profonde. On estime qu'elle fait en moyenne une cinquantaine de mètres de profondeur à peine. Ainsi, il est très hasardeux pour un navigateur étranger d'y naviguer : les collines d'antan, lorsqu'elles n'émergent pas à la surface pour former îles et récifs, constituent parfois de redoutables haut-fonds. Seules les cités prospérant sur ses rives depuis des siècles peuvent s'y aventurer sans trop de risques grâce à leurs flottes spécialisées dans la navigation en eaux peu profondes, ce qui les protège d'ailleurs d'invasions maritimes de la part de peuples étrangers. Les routes les plus sûres ont été établies sur base des vallées fluviales répertoriées sur les cartes de l'ancien Empire de Nagdad, car les dépressions du relief y sont stables et prévisibles. Ces routes constituent donc des axes commerciaux privilégiés entre les îles de la mer des lamentations.

De part sa faible profondeur, on peut apercevoir de nombreux bâtiments émerger des flots là où se dressaient les cités de jadis, et par temps clair il est possible de distinguer rues et ruelles serpentant sur les fonds. La Cité ressuscitée émergeait en réalité suffisamment des flots que pour permettre sa réhabilitation, une fois que la pestilence des corps en putréfaction eu quitté les lieux.

On raconte que, morts par dizaines de milliers lors de la catastrophe, les anciens habitants de ces contrées hantent encore leurs cités d'origine. Les marins affirment entendre leurs lamentations lorsqu'ils naviguent à proximité de ces cités, et ne s'y aventurent pas volontiers. Les lamentations des spectres ne seraient en effet pas la pire des choses qu'ils infligeraient aux infortunés s'échouant sur un des haut-fonds qu'ils hantent.